29 juillet 2011

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011 - détails, coup de gueule et +

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011


Voici un bilan de mon Sonisphère Festival France 2011 :)


Le Sonisphère Festival France 2011 se tenait donc les 8 et 9 juillet 2011, et il faut déjà souligner que la date à été choisie la plus loin possible pour ne pas interférer avec le Hellfest.


Cela se passait à Amnéville…Oui, le Amnéville, où ceux qui y ont passé leur jeunesse s’exclament :
- « Quoi un festoche là-bas ?? »
- « Oui pourquoi, il y a quoi ? »
- « Bah rien justement »

Il s’avère quand même que géographiquement c’est une bonne d’idée. C’est à 1h30 de Paris et juste à la frontière allemande.

Sonisphère Festival 2011 : la première fois que le Sonisphère est organisé en France

C’est une première au niveau de l’organisation (oui je préviens pour bien mettre la suite dans le contexte).
Ils en attendaient 50.000, ils en ont eu 40.000, et ce malgré Metallica.

Cela ne les ont pas empêché de devoir créer un nouveau camping à l’arrache tellement ils n’ont pas prévu ce qu’ils avaient prévu. Pareil pour le soir de la première journée, ils n’avaient prévu que 4 navettes pour le camping, du coup, des énervés ont secoué le bus, résultat, plus d’un millier de personne condamnés à faire les 4 km à patte.

C’est donc parti pour une virée à Amnéville, pour moi se sera en camping-car.

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011


Arrivés sur le site dédié la veille au soir. Première bonne surprise pour nous, on était entouré d’allemands, et bah put*n ça liche, laissez tomber, on ne fait pas le poids.

En tout cas très bonne ambiance, et anecdote, ils sont matinaux :
À l’arrivée : « Put*n, bloqué, entourés de tentes et de camping car, on va galérer pour repartir. » (Oui sur le site, c’était un peu à l’arrache)
À l’heure du départ : levé 11 heures (normal quoi) : 1 camping-car, 2 tentes et des monticules de bouteilles de bière. « Ha, bon ok, la voie est libre finalement ».

Allons faire un tour dans la ville. Et là, c’est net, les locaux n’ont pas l’habitude de recevoir ce genre d’événement, encore moins avec des metalleux.

Surpris au travers d’une haie d’un pavillon : « Non tu ne sortiras pas en ville, il y a plein de gens en noir ».
Surpris à l’entrée du Sonisphère Festival : « Quoi vous m’énervez avec votre barrage, et comment je fait pour aller à mon rendez-vous pour ma cure moi ».

S’il est flagrant que certains n’étaient pas prêt à ça, d’autres avaient l’air content de voir du monde. Pour être peux-t-on y voir une séparation entre les petits commerçants et les autres héhé.

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011


Ce qui est sympa, c’est de pouvoir voir les scènes au loin dans la montagne et ce depuis le centre ville. Moins marrant pour les locaux quand ça joue, ça résonne dans toute la vallée.

Allez, allons dans ce festival.

Sonisphère Festival 2011 : le festival metal en détail

Première particularité, due à la pente, c’est sous forme de plateau. En bas il y a les market, détente, tables, au milieu se trouve la bière et autres casse dalle, et en haut se trouvent les scènes.

On va déjà aller jeter un œil en bas.
En fait, il s’agit d’un espace en partenariat avec le Sonisphère Festival, le Showhall Parc, là où se trouve la plus grande pente de ski artificielle d’Europe.

Voir un hardos chevelus vêtu de son plus beau t-shirt de tête de mort perde sa fierté sur des skis jusqu'à s’en casser la gueule sur une piste de neige en plein mois de juin, et bien ça, c’est toujours son petit WTF à prendre.

Sonisphère Festival 2011 : un bordel organisé ?

Tout cet espace est donc indépendant, et c’est la que commence le bordel.
Oui, le bordel des tickets pour la consommation. Rien n’est commun, un ticket acheté à un endroit n’est pas valable à un autre, la liche est avec des tickets à un endroit, avec de la monnaie à d’autres… Bon ça a l’air d’un détail, mais c’est très chiant en pratique.

Allons faire un tour là haut. Et là deuxième bordel : deux goulots d’étranglement, et en plus en pente. Un site pas du tout enclin à la ballade :
- « Tu veux pisser ? Retiens-toi !! »
- « Sacrebleu, il y avait un stand Guinness, je ne l’avais même pas vu !! »
- « Rhaaa… bon, je n’étais pas venu pour râler, c’est comme ça. Soit ! »

Arrivé là haut, on peut voir deux grandes scènes identiques se faire face.
Le tout encerclé de postes de vente de bière, et un accès chiottes sur le coté montant (on y reviendra).
Les concerts s’enchaînent alternativement.

Sonisphère Festival 2011 : la section coup de gueule ! N°1

Oui coup de gueule, car ce n’est pas possible. Non mais le son quoi.

Encore de ces sonorisateurs qui ne prennent pas plaisir sans que leur chaise ne vibre à cause des basses beaucoup trop fortes.
Franchement je leur conseille de plutôt se mettre un vibro et qu’ils laissent la place aux compétents. Du coup on ne comprend rien, on entend à peine la voix et on ne distingue pas les riffs des guitares, ça en arrive à un point ou on ne distingue même plus les chansons entre elles. Bon, à la limite, on est hélas habitué à ce genre de réglage mais alors ça a atteint des records. Et je n’accuse pas les gars du mix, c’était à coup sûr un problème matériel.
Une espèce de saturation numérique désagréable.

Le pire était pendant Airbourne, le volume de la voix changeait dans une même phrase, ça ressemblait même plus à une voix.
Un peu moins flagrant sur la scène dite principale.
À signaler aussi niveau problèmes de son, des crashs qui explosent bien les oreilles entre deux concerts, là ou t’as plus tes bouchons d’oreilles. En même temps, vu comment les concerts sont forts, ça rappelle les flashs lumineux avant les premiers films en couleur pour habituer les yeux.

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011 - Airbourne
Airbourne au Sonisphère Festival by Ugo Schimizzi

Cela ne nous à pas empêché de prendre encore une fois une claque avec Airbourne, et aux questions que j’entends d’ici, comme d’hab’ il s’est éclaté des cannettes de bière sur la tête, et oui comme d’hab’ il a escaladé la structure de la scène pour aller y faire un solo. Grandiose.

Sonisphère Festival 2011 : la section coup de gueule ! N°2

La fosse VIP au Sonisphère Festival.

En fait ils ont barricadé tout le devant de la scène pour ne donner accès qu’aux 3000 premiers arrivants, sans que personne ne soit au courant. Et le plus rageant, c’est qu’elle peut en recevoir 2 fois plus.

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011 : Slayer
Slayer au Sonisphère Festival by Ugo Schimizzi

C’est soi-disant pour une question de sécurité, mais cela ne fait que reculer le problème. Du coup on est assez loin de la scène et forcément le pogo à lieu au milieu de la foule.

Même les vigiles avaient leurs recommandations.
La scène : Pendant Slayer, un pogo, normal, et là t’as le vigile du haut de sa grille VIP, qui n’a pas arrêté de dire « hey les gars doucement, arrêtez, pas de pogo ». Et bien sur interdit de faire monter la copine sur les épaules sinon on est grondé.

Sonisphère Festival - Amnéville, France : 8 et 9 juillet 2011 : crowd surfing
Crowd Surfing au Sonisphère Festival by Ugo Schimizzi

L’instant scato : le pipi au Sonisphère Festival.

Aux vues du monde et du goulot d’étranglement qui permet d’accéder aux deux niveaux en dessous, il n’y avait réellement qu’un accès pour aller pisser. Et donc, le nombre d’urinoir manquant, il s’avéra comme une évidence que tous les mecs se mettent à pisser sur les banderoles prêt des chiottes, et, rappelez vous, en pente !!!!

L’étang et ses affluents qui ruissèlent :
- « Est-ce de l’eau ? »
- « Non de la pisse »
- « Tu déconnes ! »

Cette odeur si particulière qui se dégagera des chaussures sous la tente le soir mettra fin au débat.
En tout cas, ce moment pipi sans trop d’intimité car très serré se révélera étonnant de convivialité.

Braguette remontée et quelques flocs plus tard : « pwaaaa c’te monde, arf, et cette fosse toujours à moitié vide ».

[…]

La suite du reporting du  Sonisphère Festival :