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19 mars 2011

Evergrey - Glorious Collision

Couverture de l'album intitulé "Glorious Collision" par Evergrey, un style Heavy Metal
Heavy metal
Suède

Evergrey a quelque chose de magique qu’on ne peut pas définir. A chaque sortie, c’est toujours une force énorme qui nous percute en plein cœur. Et Glorious Collision n’échappe pas à cela non plus. Malgré le changement de line-up (nouveaux guitariste, batteur et bassiste), cette magie est toujours là. A la première écoute, on se perd un peu dans une certaine homogénéité (pour ne pas dire ressemblance des titres) qui ne nous permet pas tout de suite de prendre ses repères. Mais après quelques écoutes, on attrape par ici un riff, par là une note de piano… Et voilà le charme qui opère.

29 décembre 2010

Warrel Dane - Praises to the War Machine

Couverture de l'album intitulé "Praises To The War Machine" par Warrel Dane, un style Heavy Metal
Heavy metal
États-Unis

Voici un excellent album ; simple, mais ultra efficace. Heavy à souhait, ce premier essai en solo du chanteur de Nevermore bénéficie d’un gros son, avec aux manettes Peter Witchers (soilwork). C’est aussi ce dernier qui a composé en partie les douze titres de Praises to the War Machine. Très mélodique, les riffs n’en sont pas moins bien lourds, avec une basse bien présente. La structure des chansons, simple, marche à merveille ; les refrains sont efficaces et le chant de Warrel Dane est toujours aussi puissant.  Il faut aussi noter la présence aux fûts de Dirk Verbeuren. Un album qui est passé un peu inaperçu mais qui, pourtant, mérite vraiment une bonne place de choix dans nos discothèques (en tous cas dans la mienne:-)).

Références

Century Media, 2008.

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5 décembre 2009

Swallow The Sun - New Moon

Doom/death
Finlande

Ce quatrième album des finlandais est pour moi leur meilleure sortie. Plusieurs changements ont vu le jour sur ce New Moon. D’abord, le chant, qui offre cette fois des passages plus black, alternés avec le chant lourd que l’on connaissait déjà. Le style musical ensuite à lui aussi évolué. En accord avec le chant, on retrouve dès passages moins doom, avec parfois une connotation black métal. Ceci s’annonce dès la premier titre « These woods breathe evil » et se retrouve également sur le titre final au début presque black symphonique (« Weight of the dead »).

De très beaux passages se démarquent, notamment sur le lunaire et neigeux « Sleepless swans » dont les claviers finaux ne sont pas sans rappeler certains passages de Shape of Despair. Aussi, le très bon « Servant of Sorrow» épate par sa qualité de composition. Notons aussi la très belle pochette et son livret qui engagent à la rêverie. Ce disque est donc une très bonne surprise qui saura être apprécié une nuit de pleine lune bien froide.

Références

Spinefarm records, 2009

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31 octobre 2009

Katatonia - Night Is The New Day

Metal / rock mélancolique
Suède

Cet album de Katatonia est un véritable bijou de mélancolie et de beauté !

Avec ce 8e album studio, les suédois sont allés de l’avant et donnent à l’album une impression d’accomplissement dans sa totalité.

Musicalement, on est à mi-chemin entre métal torturé, comme dans « The Great Cold Distance », l’album précédent, et sonorités électroniques. Le tout se mêle pour créer des textures fantastiques et innovantes avec, toujours, ce goût de tristesse que l’on se prend à aimer intensément.

Mellotron, piano, cordes, claviers électroniques et basse puissante et mélodiquement très présente ; voici des éléments de la musique du groupe Katatonia mis en avant et parfaitement maîtrisés.

La voix de Jonas Renkse recèle une pureté et glisse sur les mélodies de manière envoûtante.

Quelques chœurs lointains viennent s’insinuer dans la texture opaque des titres, comme des échos de cette mélancolie omniprésente. Les titres « The Longest Year » et « Onward Into Battle », aux sonorités particulièrement électroniques, sont des merveilles d’ambiance et de composition.

Un côté doom se révèle parfois, notamment sur « Nephilim » (nom en hommage à Fields of Nephilim : voir plus bas) et le titre final fabuleux « Departer ». Ce dernier voit Krister Linder (chanteur suédois officiant dans Enter The Hunt) poser sa voix étrange sur ses mélodies d’un autre monde.

Des influences 70s se dévoilent sous les sonorités de guitares acoustiques et de mellotron...

...notamment dans « Idle Blood », plein de rêveries. Des influences 80s sont aussi indéniables. Une vidéo sur le site du groupe montre Anders Nyström et Jonas Renkse dévoilant les influences majeures de cet album.

Fields of Nephilim, Red House Painters, Jeff Buckley, The Cure, et David Sylvian sont autant d’artistes et de groupes dont on retrouve la trace sur ces magnifiques 11 titres. Ce très bel album de Katatonia est pour moi un des meilleurs albums de l’année 2009. Voilà, tout est dit !

Références
  • Katatonia, Night Is The New Day. Peaceville, 2009.
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28 septembre 2009

Insomnium - Across The Dark

Death métal mélodique / Doom
Finlande

Il s’agit là du 4ème album des finlandais. Après un "Above the Weeping World" génial, le groupe revient avec un disque suivant la même veine mais cette fois-ci plus doom. Il n’est donc pas étonnant qu’ils accompagnent Swallow The Sun en tournée. Tout comme son prédécesseur, "Across the Dark" s’ouvre avec une morceau-intro épique qui donne le ton. Entre riffs énergiques et mélodie doom, ce premier titre montre bien ce qui suivra dans les 7 prochains morceaux.

Le second titre est un bon témoignage de la capacité mélodique du groupe : les mélodies sont superbes et les riffs épiques. On pense parfois à Draconian. Suit "Where the Last Wave Broke". Les riffs sont tranchants et efficaces ; un couplet très mélodique doublé du chant clair de Jules Näveri (Profane Omen) montre le nouvelle voix (c’est le cas de la dire) empruntée par le groupe, ce qui n’est pas sans déplaire. En effet, le chant clair est une nouveauté pour le groupe. "The Horrowing Years", titre très doomy, peut surprendre par son refrain très (trop ?) mélodique, mais force est de constater que la qualité est là. "Against The Stream" ravira les fans des titres speed, hautement influencés par Dark Tranquility notamment. Encore une fois, les mélodies sont efficaces et riffées.

Quant à la batterie, elle surmène cymbales et grosses caisses pour ravir nos tympans. Un superbe refrain mélancolique accompagnés de claviers place ce titre parmi les meilleurs de l’album. Le titre suivant est une « ballade » (avec double grosse caisse tout de même) qui montre encore une fois la capacité d’Insomnium à produire des mélodies imparables. "Into The Woods" nous ramène vers des contrées plus speed, mais encore une fois ponctuées d’un refrain irréprochable et efficace, dont la mélodie est assurée par les guitares seules. Enfin, "Weighed Down With Sorrow" est le titre le plus doom de l’album. Tragique et enragé, il devrait plaire aux fans de Draconian. Il clôt magistralement l’album.

Voici donc un excellent disque aux compositions de grande qualité. Insomnium n’apporte rien de nouveau au paysage métal de la scène scandinave, certes, mais ce disque est tout de même d’une grande fraîcheur, riche en émotions et d’une qualité indéniable du début à la fin.

Références

Insomnium, Across The Dark. Candlelight Records, 2009.

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12 septembre 2009

Enslaved - Vertebrae

Black métal progressif influencé 70s
Norvège

De leur 10ème album, Grutle Kjellson (chant, basse) disait qu'il s'agissait de métal extrême et avant-gardiste avec une touche de Pink Floyd schizophrène*. S’éloignant de plus en plus de leurs débuts black métal, Enslaved franchit avec Vertebrae une nouvelle porte. Plus expérimental, plus aérien, plus 70s, et donc, moins extrême ; Enslaved est un groupe qui avance, progresse dans la direction qui lui est propre, se moquant bien des souhaits des fans ou des tendances. Qu’en sort-il ? Un des meilleur album que j’ai jamais entendu. Les compostions sont d’une très grande qualité. Je ne pensais pas qu’il pourraient surpasser le grandiose "Monumension", mais ils l’ont fait, et il s’agit pour moi du meilleur album de toute la discographie des norvégiens.

L’album s’ouvre sur des claviers psychédéliques 70s et des jeux de cymbales, rejoint par les guitares et la basse. Une seconde d’accalmie, et le son lourd arrive. D’entrée de jeu, on sait que l’on a à faire à du gros. La basse du chanteur résonne de toute sa puissance, les claviers sont au même plan que les autres instruments. Les lignes mélodiques sont impressionnantes. Sur cet album le chant clair du claviériste est aussi présent que le chant black, ce qui n’est pas pour déplaire. En effet, Herbrand Larsen possède un excellent timbre de voix. Les riffs sont posés mais puissants. De superbes solos ponctuent l’album, comme celui de "Ground", très Pink Floyd, et absolument planant ; ou encore ceux de "Reflection".

Mais du black métal, que reste-t-il ici ? Pas grand-chose à vrai dire : la voix de Grutle Kjellson, le titre "New Dawn," malgré un refrain au chant clair, et un certain son de guitare. Un mélange de genres et d’influences compose les 8 titres. Pop sur "Ground," doom sur l’excellent "Center", 70s sur l’ensemble du disque, progressif pour certains éléments… Qu’importe. Il n’est ici pas question de style mais de musique dans sa globalité. Enslaved nous montre alors qu’ils ont tout compris ; que la musique s’appréhende au-delà d’un genre musical ; qu’elle est une expérience purement émotionnelle.

La pochette illustre une vertèbre ornée de veines dessinant la rune Mannar / Mannaz / Homme. La vertèbre incarnant fierté et fragilité, l’illustration complète reflète l’unité entre l’esprit et la chair*. Quant aux paroles, elles sont centrées sur différentes émotions.

Un très grand album que ce Vertebrae, qui saura être apprécié à sa juste et très grande valeur par les esprits les plus ouverts.
*Interview dans Metallian n°53, 2008, p.55.

Références

Enslaved, Vertebrae. Indie Recordings, 2008.

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  • Site officiel
  • MySpace

5 septembre 2009

Bloodbath - Unblessing the Purity

Death metal
Suède

Un EP de Bloodbath aussi bon qu'un album

Cet EP sorti en 2008 regroupe 4 titres. Mais la qualité des morceaux est telle qu'il prend un caractère aussi précieux qu’un album studio.

Nous retrouvons toujours ce death metal bien lourd qui fait la valeur sûre du groupe, mais avec, à mes yeux, un petit plus. Les blasts sont plus destructeurs que jamais (notamment sur « Blasting the Virginborn » ) et la qualité des riffs superposés aux lignes mélodiques des guitares démarquent une nouvelle fois Bloodbath de la scène death metal, et ce, sur les 4 titres de l'EP.

Le son est puissant, bien plus que sur les 2 albums précédents de Bloodbath..

..un fait bien appréciable, surtout lors des reprises à se briser le cou, « Sick Salvation » pour n'en citer qu'un. Quant au chant, que dire, Mikael Åkerfeldt assure parfaitement : son growl est aussi lourd et puissant que le jeu de ses comparses. La pochette est elle aussi ravageuse et pointe du doigt l’Église, avec ses prêtres-loups baptisant un bébé dans un bain de sang (logique !).

Certes, le combo de Bloodbath regroupe des personnalités connues (Opeth, Katatonia), mais la mise en lumière du groupe est totalement justifiée par la qualité réelle de leur musique...

...comme nous le prouve une nouvelle fois ce brillant EP de Bloodbath hautement recommandé !

Références

Bloodbath, Unblessing the Purity. Peaceville, 2008.

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16 août 2009

Amorphis - Skyforger

Metal folk
Finlande

Skyforger est le 9ème album des finlandais et annonçons le tout de suite, il est aussi, selon moi, le meilleur de toute la discographie du groupe. Dans la continuité de Silent Water, Skyforger propose un métal épique, aux mélodies pop mais puissantes, toujours portées par les superbes guitares d’Esa Holopainen (Lead guitars). Ce qui fait la magie du disque ? La qualité des mélodies et la touche 70s apportée par les claviers de Santeri Kallio. En effet, une des grandes influence du groupe est Ritchie Blackmore et Rainbow. Ecoutez "Sampo" et "Godlike Machine" (titre bonus fabuleux et incontournable) pour vous faire une idée.
La touche très mélodique n’exclue pas des riffs très puissants comme sur "Majestic Beast" et "Skyforger". Quant au chant, Tomi Joutsen assure parfaitement le chant clair, prédominant, et les growls, plus rares mais toujours présents.
Toujours basées sur le Kalevala*, les paroles mettent en avant Illmarinen, un de personnages de l’épopée. Ponctué par des ballades de qualité, le disque s’écoute d’une boucle, et même si l’originalité n’est pas réellement au rendez-vous dans la discographie du groupe, Skyforger s’avère être d’une très grande qualité de composition, et surtout, il y a cette touche de magie…
Enfin, félicitons le superbe travail effectué sur la pochette qui illustre le thème de l’album.
Skyforger est un disque indispensable pour les fans de métal mélodique, de folklore et de magie!

* Le Kalevala est l’épopée nationale finlandaise qui regroupe des textes populaires oraux recueillis par le Dr Elias Lönnrot au 19ème siècle. Tolkien s’en serait inspiré pour la conception du Silmarillion. Voir l'article sur Wikipédia pour en savoir plus.

Références

Amorphis - Skyfoger. Nuclear Blast, 2009

15 août 2009

Dream Theater - Black Clouds & Silver Linings (3-CD Deluxe Edition)

Pochette de l'album de Dream Theater - Black Clouds & Silver Linings (3-CD Deluxe Edition)Progressif
États-Unis


Bien que Dream Theater soit l'un des rares groupes que je suis album après album, on peut dire que je suis un fan mitigé. Il faut reconnaître leur régularité et le rythme effréné qu'il tiennent depuis des années. J'aime que leurs morceaux partent dans une sorte de folie contrôlée et je n'ai jamais suivi les détracteurs qui affirment que "c'est trop technique". Une oreille naïve ne participe pas à ce débat entre musiciens, se contente d'écouter et d'apprécier. Mais il y a certaines choses que j'ai toujours du mal à avaler. Tout d'abord leurs ballades ou semi-ballades mièvres qu'ils nous pondent assez régulièrement, argument destiné justement aux détracteurs pour pallier à l'aspect "trop technique". J'excepte certaines compositions lentes et mélancoliques beaucoup moins discutables (comme "Space-Dye Vest", "Disappear" et "Vacant"). Puis viennent en deuxième position, les morceaux un peu trop tirés par les cheveux, inutilement longs dont on se lasse au bout de quelques écoutes. Un exemple? "In The Name Of God" qui gâche un peu l'excellent Train Of Thought. Troisième chose, la plus importante, et là je vais me faire des ennemis, le chanteur James LaBrie.Oui, il a une voix originale qu'il travaille énormément, je l'accorde à ses plus fervents fans. Mais j'ai toujours trouvé que si il y avait un poste a changer dans le groupe ça serait la voix, sans hésitation. Chose impossible vu la cohésion du groupe autant niveau personnel que musical. Je suis de ceux qui tolèrent cette voix, pas mauvaise en soi, mais qui souvent m'agace.

Pardonnez-moi cette intro un peu longue, mais pour ma première chronique musicale officielle, quelques précisions subjectives s'imposaient. Black Clouds & Silver Linings, dixième album du groupe, a pour particularité d'être agrémenté, dans sa version collector, de deux disques supplémentaires: un comprenant six reprises l'autre, l'album dans son mixage instrumental.
Commençons par le disque de reprises. De très bonnes surprises, comme la suite "Tenement Funster/Flick Of The Wrist/Lily Of The Valley" de Queen (sur Sheer Heart Attack, 1973), peut-être méconnue pour ceux qui se contentent des Greatest Hits, et "To Tame A Land" d'Iron Maiden (Piece Of Mind, 1983), déjà présente sur le Tribute Maiden Heaven (où elle est très bien accompagnée par un "Remember Tomorrow" revisité par Metallica). Deux choix qui sortent des sentiers battus qui justifient l'achat de la version collector. "Stargazer" de Rainbow (Rising, 1976) et "Larks Tongues In Aspic Pt.2" de King Crimson (Larks Tongues In Aspic, 1973), suivent dans mes préférences. Ces quatres reprises ne s'éloignent pas trop des morceaux originaux (que je connaissais) et le son si particulier de Dream Theater suffit à l'auditeur le plus exigeant pour ne pas les trouver sans intérêt. Dixie Dregs est un groupe que je connais trop peu pour pouvoir faire une comparaison pertinente d'"Odyssey" (What If, 1978). Je vais faire l'impasse (quasi-totale) sur "Take Your Fingers Off My Hair" de Zebra (album éponyme de 1983, merci Wikipedia), qui n'est certes pas sans intérêt, mais je suis incapable d'en dire plus que: plaisant mais pas indispensable.
Les versions instrumentales devraient me ravir au plus haut point. C'est une initiative que Dream Theater aurait dû faire à chaque album. Mais elles ne sont qu'une ossature destinée à être complétée par des paroles, les passages des couplets sonnent donc logiquement un peu creux. Ce n'est pas du Liquid Tension Experiment (où Portnoy, Petrucci et Rudess avec Tony Levin se lâchaient complétement) mais du Dream Theater sans paroles. A écouter occasionnellement, pour changer.
Pour continuer dans la même veine que mon introduction, je vais commencer cette dissection de Black Clouds & Silver Linings par ce que je considère, très subjectivement, comme le plus mauvais. "Wither"... bel exemple de ballade mièvre que j'écoute une fois de plus (ou de trop) juste pour cette chronique.J'ai beau être indulgent à chaque nouvelle écoute, il n'y a rien à faire, ça dégouline et c'est vraiment pas mon truc. Un morceau à n'écouter qu'une fois par an. "The Best Of Times" bien qu'écrit avec le coeur, ça me gêne d'en dire du mal en voyant les photos du livret et à qui cette chanson est dédiée, me laisse plutôt insatisfait et rentre dans la catégorie "inutilement long". Le riff proche de "To Live Forever", le break et l'accélération un peu bâclés et cette fin interminable et pompeuse n'en font pas pour moi l'un des meilleurs titres du groupe. "Rite Of Passage" son refrain poussif et son air de déjà entendu ne me convainc pas non plus. Un morceau de plus moyennement plaisant.

Pour tous ceux qui me trouveront trop sévères, ne me condamnez pas, je vais vous faire part de ce qui m'a plu dans ce dixième opus. Il faut voir le bon côté des choses, les trois titres qui restent constituent la majeure partie de l'album du point de vue minutage. "A Nightmare To Remember", bien qu'à la première écoute trop reconnaissable (les mélodies vocales surtout) comme une composition de Dream Theater, avec cette intro sombre (proche du black metal) qui ferait une bonne B.O. de film, est une bonne entrée en matière. Il m'a fallu trois ou quatre écoutes pour l'apprécier pleinement et il est difficile de ne pas trouver maladroit le passage "rappé", un peu téléphoné. C'est quelque chose que Dream Theater a pourtant très bien utilisé sur de précédents albums. "The Shattered Fortress" conclut le cycle personnel de Mike Portnoy (enfin, je pense, je n'ai pas lu d'interview de l'intéressé le confirmant) contre l'alcoolisme (en témoignent les douze sous-parties correspondant au douze palliers du programme standard des Alcoolique Anonymes). Commencé sur 6 Degrees Of Inner Turbulence (2001) avec "The Glass Prison" et s'étirant le long des quatre albums suivants (les fans sauront reconstituer le cycle d'eux-mêmes), cet exorcisme musical, mi-confession mi-défouloir, s'achève sur un montage de passages transformés reconnaissables pour ceux qui suivent la discographie du groupe. Il y a une transition que je trouve maladroite, mais "The Shattered Fortress" a la particularité d'être apprécié dès la première écoute grâce à la familiarité instaurée tout au long des quatre albums précédents. Peut-être que le cycle sera encore plus cohérent si on l'écoute dans son intégralité, ce que de nombreux fans ont déjà peut-être fait. "The Count Of Tuscany" est la cerise sur le gâteau (hum, ces oh-oh-oh de James LaBrie, à la fin, destinés surtout à dire qu'il faudra le suivre en concert sont exaspérants, ils avaient déjà fait le coup avec "In The Name Of God". Est-ce fondamentalement utile sur l'album studio?). Stratégiquement placé en fin d'album et en fin de chronique pour terminer sur une note positive (d'où la précédente parenthèse), "The Count Of Tuscany" et ses 19 minutes est le genre de morceau épique classique pour Dream Theater qui fait l'unanimité. Son intro à la Rush (non?) et son accalmie lyrique, le meilleur passage de l'album à mes yeux, suffisent amplement à faire pencher la balance du bon côté.

Pour conclure, je tiens à préciser que je ne fais qu'exprimer un avis naïf et superficiel, mais c'est totalement assumé. Je ne suis ni musicien, ni critique musical professionnel. J'omets tous commentaires sur les paroles ou la production (entre autres) pour plusieurs raisons qu'il est inutile d'énumérer. Cet article a été rédigé sans prétention et sans influence extérieure, je n'ai absolument rien lu au sujet de l'album auparavant. J'espère que les puristes liront ça avec un peu de recul. Mon sentiment mitigé sur Black Clouds & Silver Linings n'a pas pour but d'influencer en quoi ce soit son achat. Beaucoup de fans l'ont déjà acheté et n'auront que faire de cet article tardif.

Pour compléter voici quelques liens (les premières occurrences de Google, en vérité: à vous d'aller plus loin si ça ne suffit pas) vers d'autres chroniques, très enrichissantes, pour ceux qui ont eu le malheur de tomber sur la mienne en premier :