31 mars 2011

Concert des choeurs de la Philharmonie du COGE - Espace Reuilly, Paris - 31 mars 2011

Passons sur le fait qu'une fois de plus je me suis dirigée dans le sens totalement opposé de l'espace Reuilly en ce jeudi soir de concert. Évitons d'évoquer le petit sprint pour trouver la salle - un espace Reuilly assez grand et plaisant à découvrir - et n'affirmons pas que la récupération des billets et l'installation dans la salle 1 minute avant le début du concert fut assez épique. Le programme est intéressant, la salle assez grande pour un concert où toutes les places étaient vendues, et il n'a pas fallu longtemps avant de voir apparaître sur scène le chœur du COGE.

Concert de chœur : Missa Brevis de Zoltán Kodály

Le chœur du COGE avait décidé d'interpréter ce soir-là « Missa Brevis » de Zoltán Kodály. « Du latin, aïe », me suis-je dit (funny fact : je suis une traumatisée des Lettres « modernes », j'ai continué le latin à la fac. Et oui..). Cette première impression a été totalement balayée par les premières notes perçues. Car oui, un chœur de plusieurs humains est au final un instrument : les différentes tessitures s'harmonient magnifiquement et on est transporté par le concert. Frissons dès le début.

Concert de chœur & orgue : des réminiscences étranges

Les premières notes de l'orgue, seul instrument accompagnant le concert de chœur, me font directement penser à des jeux vidéo (on a la culture qu'on peut, n'est-ce pas ?). Quelques minutes plus tard, mon cerveau fait une autre comparaison avec les bandes originales de films que j'adore. Oui, les chœurs en général sont émouvants, mais quand ils font partis de films qui ont bouleversés votre vie, comme le Seigneur des Anneaux, en général, la petite larme décore l'œil assez rapidement. Vers la gauche, les chœurs les plus graves partaient dans des gammes réellement basses, comme un combat avec l'orgue, qui lui arrivait facilement à partir dans le très grave (normal, c'est un instrument !).

Entre les chœurs du « Seigneur des Anneaux », les voix du Manoir Hanté (l'attraction), la chef de chœur qui me faisait penser à Pénélope Bagieu ou les passages tristes de dessins animés Disney, mon cerveau a fait des liens assez étranges ce soir-là. Certains passages du concert me donnaient même l'impression que l'expression « en ce jour frabieux » prenait tout son sens.

Chœur de concert : à refaire !

La puissance de cet instrument qu'est la voix humaine impressionne, d'autant plus qu'on entendait directement le chœur en concert, sans ajout de micros ou déformation de voix. Les envols de tous côtés de notes, très aigues et très graves, m'ont fortement impressionnée. C'était dur de se retenir d'applaudir pendant les petites pauses et j'ai appris à apprécier le latin d'une toute autre manière. Bref, je suis bien contente d'avoir couru pour ne pas rater cette première partie de concert, impressionnante.

Pour découvrir la deuxième partie du concert :