28 février 2012

J-7 the big date : Rammstein, le retour !


Salutations voyageurs !


Vous n'êtes pas sans savoir qu'un évènement que beaucoup attendent depuis un moment déjà va se passer dans une semaine ? Accrochez-vous bien, des phénomènes de la musique metal, internationalement connus débarquent la semaine prochaine à Paris !

13 février 2012

Fargo Rock City - Confessions d'un fan de Heavy Metal en zone rurale de Chuck Klosterman

Mon collègue du rayon Beaux-Arts (donc Musique) a beau la défendre en disant qu'elle correspond à la ligne graphique de la collection, il faut être de mauvaise foi ou avoir un sens de l'esthétique assez foireux pour dire quoi que ce soit de positif sur cette couverture hideuse. Non, honnêtement, elle est pas à gerber? Des vaches? Quoi? Des vaches? Pour un livre ayant pour sujet le hard rock des années 80. L'auteur vivait dans la campagne américaine? Et alors? C'est tout ce que vous avez pu trouver pour illustrer le bouquin. Des vaches?

Vous vous retrouvez donc à ajouter, pour éviter toute confusion, un sous-titre (était-il déjà là dans la version originale?) bien explicite contenant le terme "heavy metal". Terme qui, déjà, est sujet à débat. Oui, les américains l'utilisent pour des groupes mous du genou comme Bon Jovi. Il n'est question, pour une majeure partie en tout cas, que de ces groupes américano-américains. Bon le débat sur les étiquettes est plutôt dérisoire. Mais pour ma part, j'ai plutôt tendance à considérer Mötley Crüe, Kiss ou Guns N' Roses comme du hard rock. On lit bien Helloween sur la quatrième. Un mec qui parle de Helloween (de W.A.S.P. aussi) dans son bouquin mérite ma pleine attention. Sauf que c'est trompeur, Helloween est à peine cité (certainement moins que dans ces trois dernières lignes). Et apparemment W.A.S.P., c'était pas son truc, à Chuck. Ni Iron Maiden, considéré comme "trop sérieux" et "ennuyeux".

Il nous prévient, c'est un bouquin très subjectif et pas que musical, sous-entendu, plus ou moins sociétal. Mais je ne dégrirai pas son objectif, il a tout à fait raison de dire que si l'on a pas vécu cette vague de glam rock ou hair metal, comme vous voulez, on ne peut pas vraiment réaliser son impact sur les ados, surtout américains. Son idôlatrie concernant Mötley Crüe peut me paraître bien ridicule, mais son adolescence a été marquée par ce groupe et Poison ou Cinderella comme la mienne l'a été par Maiden ou Judas Priest. Sauf que pour mon cas, c'était pas du tout pour être "cool". Voilà l'une des principales raisons pour laquelle je ne me reconnaîs pas vraiment dans ses lignes (et, en toute logique, ça ne pouvait pas être le cas, pour plusieurs raisons).

On a beau avoir eu quelques groupes en commun, dont le plus flagrant est Guns N' Roses, ce critique musical, qui doit avoir une certaine notoritété outre-Atlantique, s'arrête uniquement sur les groupes qui ont marqué les "masses" (les seuls qui puissent être cités avec dédain par les non hardos/metalleux, puisqu'ils ignorent tout des autres) et la plupart des fans déclarés. Nirvana, Marylin Manson ou Korn (américano-américains donc). Ceux dont on a vu les T-Shirts fleurir et se remplacer les uns les autres sur des périodes de quatre ou cinq ans. Adolescent je détestais tous ces groupes des années 90 parce qu'ils étaient les seuls à être médiatisés et/ou considérés comme des groupes pour ados rebelles, les seuls qui méritaient l'attention. Cependant, je les écoute depuis quelques années sans pour autant regretter de ne pas l'avoir fait plutôt. Si le livre avait écrit plus loin dans les années 2000 (il a été commencé en 1998 et publié en 2001 là-bas), Chuck aurait parlé des phénomènes System Of A Down ou Nickelback. Non que ce soit critiquable, j'aime bien ça aussi, mais bon, il n'y a pas qu'eux dans toute la constellation Hard Rock/Metal.

Dans le ton, Chuck me fait penser à notre Frédo national (le "dandy" qui se met à faire des films pour vendre ses anciens romans parce qu'il n'a plus assez d'imagination pour en écrire de nouveaux). Une ironie ostentatoire qui joue avec l'image qu'on a de lui. Un semblant d'auto-dérision plutôt irritant. Certaines réflexions m'ont plutôt laissés perplexe. Comme la différence, essentielle selon lui, qui sépare hardos et metalleux. Tenez-vous bien, les uns boivent de l'alcool, les autres sont plutôt tentés par la drogue. Une liste débile des fantasmes sexuels des hardos femelles selon le groupe qu'elles écoutent. Enfin des trucs plutôt chiants à lire.

Mais, mais, mais, pour ceux qui pensent que cette chronique est purement négative, je vais les prendre à contre-pied. Parce que voyez-vous, ce livre a beaucoup contre lui, mais certaines lignes sont de véritables pépites d'analyse musicale et elles valent le coup d'être lues, du moins pour ceux qui s'intéressent aux groupes concernés. La dichotomie au sein de Kiss entre Gene Simmons et Paul Stanley, une comparaison étonnante entre Axl Rose et Kurt Cobain, quelques fines réflexions sur Black Sabbath et Ozzy Osbourne, Van Halen ou Queensrÿche. Entre autres. Ce sont ces choses qui m'ont accroché malgré les absurdités creuses qui parsèment l'ouvrage. Elles sauvent tout. Exceptée la couverture.

Si vous n'avez que ça à faire vous pouvez relire tout ça sur Rana Toad: http://ranatoad.blogspot.com/2012/02/confessions-dun-fan-de-heavy-metal-en.html

Fargo Rock City - Confessions d'un fan de heavy metal en zone rurale, Chuck Klosterman, Payot & Rivages, coll. "Rivages Rouges". Traduit de l'américain par Stan Cuesta.

5 janvier 2012

KoRn au Bataclan !!

Salut à toutes et à tous !

Information rapide mais concrète et primordiale (évidemment !), KoRn revient en concert en France, le 12 mars 2012 au Bataclan < Paris < France < Europe < Monde < Univers.

:D

21 décembre 2011

The Hobbit : un trailer, une légende au cinéma

Le trailer de l'année (prochaine) est sorti, pas besoin de résumé, d'annonce ou de plus de blabla : The Hobbit, tout le monde l'attend :D

10 décembre 2011

Flood : Mes goûts musicaux !


Je me sentais obligée de faire ce tag, grâce à Fallengodess ! C'est en même temps rapide et compliqué de répondre à ce style de questions. Et puis les goûts changent. J'adorerai toujours un bon vieux Metallica ou Michael Jackson, tandis que j'ai plus de mal avec le dernier Opeth ou KoRn. Découvrez donc mes goûts musicaux :)

9 décembre 2011

Flood : Et un portrait chinois !

Lorsqu'on me tague, je peine à faire un article pertinent et drôle. Encore aujourd'hui je me demande si je fais bien, mais Kaeru m'a gentiment taguée pour faire un portrait chinois de mon humble personne.


Je m'y colle :D

4 décembre 2011

Coups de savates?

Hi guyz and girlz, that's me again.

Derrière ce titre énigmatique se cache un modeste coup de projecteur sur un groupe de hard rock/metal US formé dans les années 80 et dont la dernière galette a dépassé les 10 ans d'âge. L'album en question s'intitule Poets and Madmen. Peut-être que certains d'entre vous ont maintenant fait le lien avec l'interrogation au dessus du texte.

Bingo, je vais vous parler de Savatage. Non pas une biographie/discographie commentée en profondeur, juste quelques lignes sur comment j'ai découvert le groupe et quelles évolutions il a connu sur mon parcours musical personnel, entre autres.

L'idée d'un tel article m'est venue après m'être finalement procuré l'un des trop rares albums live de Savatage, Ghosts in the Ruins - A Tribute to Criss Oliva. Publié en 1995, cet enregistrement date pourtant de la tournée qui a suivi l'album de 1989, Gutter Ballet. Puisqu'il est question d'hommage, comme l'indique la seconde partie du titre, je commencerai par dire qui était Criss Oliva. Simplement le co-fondateur du groupe, guitariste de son état. Et en écoutant Ghost in the Ruins, on entend pleinement son talent à ce poste. Son travail en studio en disant suffisamment là-dessus, mais ce live en donne la confirmation définitive. Criss Oliva est décédé le 17 octobre 1993 six mois après la sortie de l'album Edge of Thorns.

La chanson éponyme qui inaugure l'album est la toute première chanson que j'ai entendu de Savatage. C'était sur TSF (à l'époque où ce n'était pas une radio 100% jazz, et où l'on pouvait écouter deux heures par semaine une émission dédiée au metal dans toutes ses formes, Coton Tige) et ce morceau m'avait énormément plu. Hélas, pas de cassette (oui, j'en était encore là...) pour l'enregistrer. Je ne sais plus combien de temps j'ai attendu avant que le morceau repasse, mais quand l'animateur l'a réanoncé, une cassette était prête. Je ne pourrais pas vous dire combien de fois j'ai écouté cette intro au piano et ce mid-tempo un peu hard FM mais tellement efficace.

Le premier album de Savatage que j'ai acheté fut Handful of Rain (1994). Je l'ai beaucoup écouté, mais paradoxalement, c'est celui que j'aime le moins désormais. Sur une période de deux ou trois ans, je me suis acheté une bonne partie de la discographie de Hall of the Mountain King (1986) à The Wake of Magellan (1997) et m'en suis contenté, négligeant les quatre premiers albums, pensant qu'ils n'étaient pas terribles, pas aboutis (j'avais lu ou entendu qu'ils ne contenaient pas autant d'éléments symphoniques que sur les albums les plus récents). J'ai donc bêtement beaucoup écouté Hall of the Mountain King, Gutter Ballet, Edge of Thorns (moins bon que le premier titre m'avait laisser à penser) et surtout Streets (1991) et The Wake of Magellan, mes deux favoris (peut-être parce qu'ils sont des concept-album, je vous ai déjà dit que j'aimais le progressif?). J'oublie Dead Winter Dead (1995), plutôt bon.

Je n'ai fini par écouter les quatre premiers albums qu'assez récemment (il y a moins de deux ans, j'ai mis plus de dix ans à le faire!), et qu'est-ce que je regrette de ne pas l'avoir fait plutôt. Oui, ils sont plus bruts, plus rentre-dedans, mais ils sont très bons, loin de ce que je m'étais stupidement imaginé.
Une des principales caracteristiques de Savatage est la voix si spéciale de Jon Oliva, co-fondateur, chanteur (donc...) et frère de Criss. La voix que l'on entend sur le titre "Edge of Thorns", n'est pas la sienne. On ne l'entend même pas du tout sur Handful of Rain. C'est Zak Stevens qui occupe cette place. Voix rauque, mais plus lisse, plus hard FM que celle de Jon Oliva. J'ai découvert cette dernière avec Streets. Jon Oliva possède ce genre de voix que l'on n'adopte pas immédiatement. Beaucoup d'émotions quand il chante normalement mais particulière quand il se met à hurler dans les aigus. Plus complexe que celle de Zak Stevens et finalement préférable. Je n'ai rien contre Stevens, ce qu'il fait avec Circle II Circle, le groupe qu'il a formé post-Savatage, est très bon. C'est après son départ en 2000 que Jon s'est remis à chanter "à plein temps" (on peut l'entendre un peu sur The Wake of Magellan), sur Poets & Madmen, dernier effort de Savatage. Au passage, la seule fois où j'ai vu le groupe en concert c'était pour la tournée suivant Poets & Madmen. Du point de vue vocal, Jon avait recruté un chanteur au potentiel respectable mais qui est désormais tombé dans l'oubli, Damond Jiniya. Ce dernier chantait surtout les parties attribuées à Stevens. J'ai de très bons souvenirs de ce concert et tant mieux puisqu'on est pas près de revoir Savatage sur scène.

La raison ? Jon Oliva lui-même. Au départ simple projet en solo, Jon Oliva's Pain est devenu un groupe à part entière (pour l'anecdote, les musiciens font tous partie de Circle II Circle). Tout comme les premiers albums de Savatage, j'avais peur d'être déçu de ce projet parallèle. Je mérite des claques pour ça. Fort de quatre albums, Jon Oliva's Pain est un très bon substitut pour les fans de Savatage qui attendent un retour du groupe. Le premier album 'Tage Mahal (2004), outre le titre, prend directement ses racines dans l'entité Savatage (une chute de Poets & Madmen, une contribution posthume de Criss et un mini-medley d'anciens titres intégré à un morceau). Les quatre albums, dans l'ensemble, c'est du solide. Donc on n'a pas à en vouloir à Jon (excepté Chris Caffery & co. qui en ont un peu ras l'bol).
Reste une chose à éclaircir: mon titre. En français, le nom du groupe est plutôt risible (surtout qu'il se prononce tel quel et non "Savatedge", pour transcrire l'accent américain). Probablement qu'il y a des fans parmi vous et vous connaissez l'explication. Juste pour me la raconter un peu, voici le pourquoi du comment. Criss et Jon ont fondé le groupe sous le nom d'Avatar en 1978 mais, pour des raisons de copyright, ils n'ont pas pu le garder. Ils ont donc fait une fusion entre "Avatar" et "Savage" (nom déjà pris également, on s'en doute).

Je ne vous demande pas d'être poussés par la curiosité et de jeter une oreille sur Savatage. Je voulais simplement parler d'un groupe plutôt connu par les hardos et metalleux, mais dont on entend trop rarement les éloges.